Festivals

Au Foin de la Rue : TOP 4 des raisons pour lesquelles ce festival est unique en son genre (et donc qu’il faut y aller !)

Pas besoin de le redire, la rédaction des Petites Chroniqueuses a eu un énorme coup de foudre pour le festival Au Foin de la Rue, qui s’est déroulé les 6 et 7 juillet 2018 à Saint-Denis-de-Gastines, petit village de Mayenne qui cache bien son jeu en matière d’animations sociales et culturelles !

Afin de vous faire partager cette fièvre musicale sauce mayennaise, et pour que vous ne vous sentiez pas trop en dehors de notre délire pendant l’été où l’on prévoit de publier un max sur ce festoche, voici un petit TOP que j’ai composé en partenariat avec notre spécialiste en la matière, Mademoiselle  Adèle ; un petit TOP qui vous fera comprendre pourquoi vous devez absolument vous rendre à la 20ème édition du festival l’année prochaine, et pourquoi, tout simplement, #AFDLR c’est trop super (j’avais 10/10 en invention de rimes à l’école primaire).

Photo par Nicolas Merienne.

Raison n°1, selon Madame Kris :

La scénographie, entièrement faire main par les 
bénévoles

L’engagement des bénévoles en lui-même mériterait son TOP à lui seul ; le festival Au Foin de la Rue et l’association qui en est à l’origine, c’est comme une grande famille, où tout le monde se connaît, tout le monde s’embrasse, et se retrouve dans un lieu commun et partagé absolument surprenant connu sous l’appellation de « La Déco ». Une vieille et grande bâtisse où tout bon bricolo trouverait son bonheur, un endroit qui sert tout à la fois d’atelier artistique, de local associatif, et de musée de l’histoire du festival.

C’est ici que toute l’année, les bénévoles du festival se retrouvent, les week-end ou pendant les vacances (certains tous les soirs de la semaine !) pour construire ensemble et petit à petit la décoration et la scénographie qui seront visibles sur le site du festival, et dont le thème est décidé en amont, au début de l’année scolaire, par l’asso (cette année, nous avons été entraînées dans un « Rêve de Jungle » aux couleurs ensorcelantes et riche en végétation !) Chacun apporte ses compétences et ses idées parfois très originales, pour souder, peindre, découper, coller, avec du bois, du plastique ou du métal… et quel que soit son âge !

En plus de ces week-end de rassemblement à la Déco, il existe également la « Semaine Créative », mise en place par le service des Actions Culturelles de l’asso, et qui a lieu au printemps ; pendant une semaine, une foule de matériaux en tout genre est mise à disposition dans la salle des sports de Saint-Denis-de-Gastines pour permettre à qui le veut de venir apporter sa pierre à l’édifice, et se vanter : « Tu vois cette grande girafe de la Rue de Bretagne, dans le centre-ville ? C’est moi qui l’ai faite ! ». Plusieurs structures partenaires de l’asso interviennent également pendant cette Semaine Créative, des écoles, des EHPAD, des maisons de quartier… Scénographier, ce ne serait pas LA nouvelle activité idéale pour sociabiliser ?

Raison n°2, selon Miss Peggy :

L'Accès pour Tous, parce qu'avoir un handicap ne 
t'empêche pas de kiffer en festival

Pour les organisateurs du festival Au Foin de la Rue, offrir une expérience de qualité à tous, et pas seulement aux valides, est essentiel. Une commission créée en 2010 a permis à cette volonté de devenir réelle pour l’édition 2011. « Ça a été un travail de longue haleine » confie Régis Brault, membre de cette fameuse commission. Sept ans après le premier essai, les résultats sont visibles : il n’est plus rare de voir des personnes en fauteuil roulant au milieu des festivaliers, accompagnées par leurs proches et une équipe de bénévoles bien spéciale, à leur service, reconnaissables grâce à leurs fameux gilets bleus.

Mais revendiquer un festival pour tous ne passe pas seulement par l’installation dz rampes pour faciliter la circulation des fauteuils roulants. La commission s’est aussi attaquée aux défis que proposent les autres handicaps. Elle a par exemple le mérite d’apporter une réponse à une question que l’on pourrait qualifier de colle : comment faire en sorte que des personnes sourdes ou malentendantes puissent profiter de concerts de musique ?

Photo par Céline Salin.

#AFDLR propose à qui le souhaite des subpacs, sorte de gilet captant et retransmettant les sons au porteur sous forme de vibrations. Ce dispositif, qui date maintenant d’il y a quelques années, et était à l’origine utilisé par les gamers à la recherche de sensations, a prouvé son efficacité et demeure plutôt agréable. Pendant l’inauguration du site, cette année le festival proposait d’ailleurs aux personnes valides de « se mettre dans la peau des personnes sourdes et malentendantes » en testant ces fameux subpacs.

Quant aux Mains Balladeuses, il s’agit d’une troupe de personnages « chansigneurs« . Leur rôle est de traduire et d’adapter des chansons en langue des signes pour que les personnes sourdes ou malentendantes puissent profiter des paroles. Cette initiative a eu, toujours selon Régis Brault, « un peu de mal à se mettre en place parce qu’il fallait se mettre d’accord avec les artistes pour partager la scène ». Mais maintenant que le concept est de plus en plus connu, chanteurs et chanteuses n’hésitent plus à prêter une partie de leur espace pour permettre aux Mains Balladeuses de s’exprimer. Certains artistes comme le groupe de reggae Danakil ont même tellement aimé l’idée qu’ils ont adapté le dispositif pour en faire un clip.

Raison n°3, selon Dame Jaune :

L'éco-responsabilité : "éthique & éclectique"

#AFDLR accueille jusqu’à 16 000 festivaliers, et pas moins de 7000 personnes sur son camping ; celui qui se vante d’être un petit festival a tout de même une masse de beau monde à gérer en seulement deux jours, et avec lui, les conséquences de son passage, qui peuvent être lourdes à gérer. Pour éviter que le site, et surtout le terrain de camping ne ressemblent à une déchetterie à la fin du festival, l’association a créé la commission spéciale des « Michels ». Pour atteindre son but, la team Michel comme elle se surnomme, n’hésite pas à faire s’impliquer les festivaliers. Des sacs de tri sont distribués à l’entrée du camping et les bénévoles proposent même de petit goodies en échange des capsules de bière et autres mégots (fatals aux vaches qui broutent le reste de l’année sur le champ) ramenés par les campeurs. L’initiative rencontre un beau succès, certains festivaliers se chargeant même de ramasser les déchets de leurs compatriotes pour pouvoir retapisser leur voiture avec des autocollants ou terminer leur collection de pim’s.

Depuis sa création, #AFDLR compte énormément sur le soutien local pour exister. Les bénévoles à habiter dans les environs immédiats du festival sont très nombreux et cette volonté de préserver le territoire n’est pas étrangère à ce soutien populaire. « À partir du moment où on est en lien avec le territoire et ses habitants, si on rend des espaces dégoûtants au bout de deux jours, on ne peut pas demander aux habitants d’être heureux d’accueillir ce festival et de le soutenir » explique Anne, l’une des responsables de la team Michel, avant de continuer : « Il faut prendre en considération le fait que les habitants ne peuvent pas s’impliquer dans un événement qui dévalorise leur territoire »

L’éco-responsabilité dont le festival Au Foin de la Rue est très fier se voit aussi dans les assiettes et au fond des gobelets. Entre les bars qui proposent des bières artisanales et les points restauration avec leurs paninis « à la pâte à tartiner sans huile de palme », le bon goût se cache dans les détails.

Photo par Céline Salin.

Raison n°4, selon Lady Bel-Air :

Les Actions Culturelles et l'Etang : les tricoteurs 
de lien

En marge du festival, l’association a également pris pour habitude de s’approprier l’Étang de Saint-Denis-de-Gastines pour y proposer des spectacles de rue le samedi après-midi. Interrogée par Ouest-France, Julie Aubry, la chargée de l’action culturelle au sein de l’association, expliquait vouloir « permettre aux festivaliers de voir autre chose, de s’aérer un peu la tête et surtout de se mêler aux habitants qui, malgré eux, les accueillent chaque année ». On peut dire que sur ce point là, la mission est réussie.

Pendant toute l’après-midi du samedi 7 juillet, festivaliers et riverains ont profité du soleil, certains tenant par la main leurs enfants, d’autres leurs canettes de bière. Mais au final, peu importe son âge, il y avait toujours quelque chose à faire cet après-midi là : spectacles de clowns, jeux de société, d’adresse… On trouve dans les coulisses des professionnels mais aussi des amateurs. Certains sont même bénévoles au sein de l’association. « De plus en plus, les gens se sentent de faire leur propre spectacle et de se mêler à des compagnies professionnelles » rapporte Julie, toujours dans Ouest-France. Et pas question pour l’association de faire de l’ingérence dans les projets des uns et des autres, #AFDLR met certes les moyens pour que l’Étang attire du monde, mais met aussi un point d’honneur à ne pas outrepasser le rôle d’accompagnateur qui lui va si bien.

Au final, même si vous avez peur des clowns, ou que les prestations musicales en dehors des grandes scènes ne vous intéressent pas, l’ambiance bon enfant qui règne aux abords de l’Étang est idéale pour passer le long et reposant après-midi qui sépare les deux soirées du festival.

Photo par Maxime Vannier.
Merci beaucoup à Wilhem, ainsi qu’à toute l’équipe du festival Au Foin de la Rue et aux membres du Bureau et du C.A. qui ont accepté de répondre à nos questions. Visitez le site officiel du festival Au Foin de la Rue.
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